FAUX !
Depuis 2020, l’ensemble des universités françaises connaissent une érosion marquée de leur fonds de roulement, sous l’effet conjugué de l’inflation, de la hausse des coûts énergétiques et des mesures salariales non compensées (augmentation du point d’indice, CAS pension).
Le secteur de l’ESR dans son ensemble souffre clairement d’un déséquilibre structurel entre missions et moyens, visible dans le graphe ci-dessous à partir de l’exercice 2023. C’est largement relayé par divers canaux1 et même dénoncé par les syndicats nationaux2. Lorsqu’on fait l’effort de faire une recherche sérieuse, il apparait évident que la courbe de Sorbonne Université n’est pas différente des autres universités de taille équivalente. Les indicateurs montrent aussi qu’en comparaison de 2021, 59 universités sur 75 affichaient des déficits2 en 2024 pouvant monter à plus de 40Meuros !
Mais bien sûr, il est facile d’accuser de mauvaise gestion la présidence et son administration quand on oriente volontairement la présentation des chiffres en omettant de recontextualiser à l’échelle nationale. Il suffit de reprendre les données de la courbe ci-dessous, mais de les caviarder en ne montrant que la courbe de Sorbonne Université. Question intégrité scientifique, c’est en-dessous de tout, mais bon, le gain de quelques voix vaut bien une petite entorse à ces principes encombrants en période électorale.


Source : Indicateurs financiers des opérateurs de l’enseignement supérieur français (OpenData), Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Espace
2 https://www.snesup.fr/sites/default/files/2025-02/budgetesr2024-2025-snesupfsuv0225.pdf
3 https://nuage.unsa.org/index.php/s/bmpyi43iwYAqD97?dir=/&editing=false&openfile=true