Faux !
Les statuts adoptés en juin par le Conseil d’Administration prévoient explicitement que ce sont les statuts des facultés qui définiront le mode de désignation de leur doyen ou doyenne.
Les nouveaux statuts des facultés de la FL et de la FSI seront rédigés au premier semestre 2026 par deux assemblées provisoires composées, l’une de 17 membres de la FL et l’autre de 17 membres de la FSI, qui seront désignés par le Conseil Académique nouvellement élu. Il reviendra à ces deux assemblées de définir les modalités de désignation des doyennes ou doyens de la FL et de la FSI. Les nouveaux statuts universitaires, contrairement aux anciens, n’imposent rien et laissent bien sûr la possibilité d’avoir des statuts différenciés pour chaque faculté, afin de tenir compte de leurs spécificités et des choix différents qu’elles ont fait et qu’elles pourront conserver quant au découpage en UFRs !
Face au constat unanime des difficultés de l'organisation actuelle, toutes les listes qui comptent se saisir de cette opportunité de redéfinir collégialement le fonctionnement de notre établissement, comme Réunis, proposent de conserver une élection au suffrage indirect pour la désignation des doyennes ou doyens de la FL et de la FSI. À noter, le doyen de la faculté/UFR de Santé est lui aussi élu au suffrage indirect.
Que propose précisément la liste Réunis ?
· De sortir de l’organisation actuelle en décanats pléthoriques qui, en FL et FSI, font valoir leur statut de représentant de regroupements de composantes pour en absorber les principales prérogatives et travailler à rompre le lien entre l'équipe présidentielle et les UFR/composantes. Le clientélisme et la balkanisation qui en découlent sont délétères pour notre établissement.
· D'installer une organisation agile et décentralisée qui, tout en conservant le cadre des facultés, organise une collaboration transparente, instaure un dialogue permanent entre le conseil facultaire et les conseils centraux, respecte les spécificités de chaque composante/UFR et assure un fonctionnement solidaire entre elles.
· D'intégrer les futurs doyennes-vice-présidentes et doyens-vice-présidents à l'équipe présidentielle, ce qui leur conférera des prérogatives accrues et les légitimera, via une élection au suffrage indirect par le Conseil d'Administration, au même niveau que le président/la présidente et les autres vice-présidents/vice-présidentes.
En somme, Réunis veut donner aux doyennes et doyens une légitimité plus forte et plus large qu’aujourd’hui pour contribuer au pilotage stratégique de l’université, restaurer un dialogue direct de l’équipe présidentielle avec les composantes/UFR, les impliquer dans la stratégie de l’établissement et parachever ainsi la fusion en une université solide et solidaire.
Ce fonctionnement est celui de 72 des 75 universités (*) en France et correspond à des modèles largement adoptés dans le Monde.
(*) Loi Savary.