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Aux Conseils centraux de Sorbonne Université, le début de la mandature est marqué par une pratique de l’obstruction qui tourne au déni démocratique : refus de siéger, pointillisme juridique, multiplication des recours, etc.


À la Direction des Affaires Juridiques (DAJ), les agents sont contraints à des dépassements d’horaires pour répondre à des requêtes verbeuses et absconses, soumises dans une urgence savamment orchestrée.


Les contestations sont toujours les mêmes et une réalité alternative apparaît : les listes Réunis auraient en fait perdu les élections aux conseils centraux de novembre dernier ; les dernières élections n’auraient pas permis de débattre sur les modèles de gouvernance, ni de trancher en faveur d’un modèle solidaire et unifié d’université ; les présumées velléités dictatoriales de la présidence de Sorbonne Université priveraient la communauté de sa représentation légitime.


L’objectif de cette stratégie mise en œuvre par quelques élues et élus des listes Sorbonne Autrement est simple : empêcher les instances de délibérer en bloquant le système. Au prétexte fallacieux de défendre la démocratie universitaire, les tentatives d’écarter certains membres des conseils de leur droit à délibérer sont incessantes : on leur explique qu’ils ne seraient pas concernés par telle ou telle décision, qu’ils devraient renoncer à leur droit statutaire de vote, voire que la procédure de leur désignation est illégale.


Mais cette illégalité prétendue est simplement fausse : aux premiers recours qu’elle a reçus, notre DAJ a répondu par des analyses limpides, circonstanciées et … défavorables aux requérants de la liste Sorbonne Autrement. Les recours ont alors été bruyamment transmis au ministère et au rectorat, lesquels ont confirmé les conclusions des services de l’université jusqu’à une prise de parole lors du dernier conseil d’administration de SU. Le rectorat ne leur donnant pas gain de cause, c’est donc au tribunal administratif que Sorbonne Autrement a continué de s’agiter, y voyant une nouvelle opportunité d’entraver la marche de nos institutions. Là encore, les positions des services de l’université, du rectorat et du ministère sont confirmées : tout est conforme à l’esprit et à la lettre du code de l’éducation.


Le bilan de toute cette agitation est très maigre : deux séances annulées (une pour absence de quorum ; une autre pour concomitance avec une audition au tribunal administratif) et le retrait de la candidature d’une association à un siège de membre externe à l’université, effrayée par la littérature complotiste qui lui avait été envoyée par Sorbonne Autrement. C’est très regrettable, mais malheureusement compréhensible…


Pas de quoi mettre en danger durablement le fonctionnement de l’université. Mais ne nous y trompons pas : cette stratégie d’obstruction s’inscrit dans la continuité des postures complotistes adoptées à l’automne par Sorbonne Autrement. Elle ne vise en rien à défendre les intérêts de notre établissement, ni de ses personnels, ni de ses usagers et encore moins la démocratie universitaire. Il s’agit plutôt de commencer, dès aujourd’hui, à saper le travail des collègues, pour que le refrain de l’alternance trouve enfin l’écho espéré chez les électeurs et électrices à qui on resservira une nouvelle salve de vérités… très alternatives.


Face à cette attitude irresponsable, nous engageons les élu.e.s de l’association Réunis à conserver l’attitude digne et ferme qu’ils.elles ont adoptée jusqu’à aujourd’hui pour parachever l’unification de notre établissement. Seules la solidarité et la bienveillance peuvent permettre à chacune et chacun d’exercer sereinement son métier et ses responsabilités. Nous avons une pensée particulière et renouvelons notre confiance aux personnes en charge des questions réglementaires aux affaires institutionnelles qui ont subi ces dernières semaines un harcèlement « juridiste » détestable.


Nous appelons également l’ensemble des personnels de notre université à ne pas se laisser impressionner par les vérités alternatives qui leurs sont assénées. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez faire part de vos commentaires, qu’il s’agisse de protestations ou d’encouragements, de doutes, d’inquiétudes ou de propositions. L’association Réunis regroupe de nombreux adhérentes et adhérents, il y aura toujours un ou une collègue pour dialoguer, sans dogme, ni esprit de clan.

Le respect de la démocratie universitaire et de la règlementation : un rempart contre les vérités alternatives

4 février 2026

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