FAUX !
La page de présentation des listes du site de campagne de Sorbonne Autrement annonce « 29 femmes et 32 hommes » « issus des départements de formation, laboratoires et services de l’ensemble de Sorbonne Université ». Une formulation qui laisse à penser, sciemment, à une large représentativité.
Pourquoi ? Parce que pour pouvoir affirmer qu’on souhaite présider une université dans une vraie collégialité, la première étape consiste à travailler la représentativité et les équilibres en composant les listes de candidates et de candidats aux conseils centraux.
Dans la pratique : ce n’est pas simple : il faut panacher, alterner, équilibrer, … et donc s’adresser à une communauté large.
Dans les faits : malgré le soutien du syndicat SUD et de Courant Alternatif, Sorbonne Autrement ne présente sur ses listes : aucun praticien hospitalier, aucun collègue de l’INSPE, aucun collègue d’une direction interfacultaire, aucun collègue de Polytech Sorbonne, aucun collègue d’une station marine… oups !
Interrogé sur ces carences, Sorbonne Autrement joue la victime et assène le sempiternel couplet complotiste sur les obstacles levés à la démocratie en particulier par la faculté de santé.
Mais si c’était VRAI, pourquoi plusieurs autres mouvements présentent-ils des listes beaucoup plus équilibrées, avec des candidats en faculté de santé ? Les stratèges d’Autrement n’imaginent pas un seul instant que la désaffection de nos collègues de Santé découle de leurs prises de position hostiles et répétées à leur encontre et à celle du décanat de leur faculté, ni à leur vision du repli facultaire.
Si c’était VRAI, si tout était la faute de la Faculté de Santé, pourquoi les listes Sorbonne Autrement seraient-elles aussi déséquilibrées au sein même des Facultés de Lettres et de Sciences qu’elles dirigent aujourd’hui ? Les surreprésentations de certaines composantes sont en effet flagrantes :
2 membres parmi les 4 (50%) de l’équipe présidentielle affichée proviennent du laboratoire de recherche de la doyenne FL-candidate, comptant moins de 0,5% des C/EC. |
14 candidates et candidats (23%) sont issus des équipes décanales actuelles de la FL et de la FSI. |
1/3 des 61 candidats provient des 3 seules UFR dont sont issus les doyennes/ex-doyens (Ingénierie, Sciences de la vie et Études hispaniques), alors que la FSI et la FL comportent 30 composantes dont 24 UFR ! |
A la FSI : les ¾ des candidats sont issus de 3 UFR ! Ingénierie, TEB et Sciences de la Vie, alors que la sous-représentation en Mathématiques, Chimie et Physique est consternante. |
Au contraire, Réunis a constitué des listes complètes et paritaires avec 37 femmes et 37 hommes, intégrant chacune des catégories de personnel de chaque faculté (Lettres, Sciences, Santé), des personnels de SU, du CNRS et de l’INSERM, des personnels des directions facultaires et interfacultaires, dans chacun des 3 conseils. Ces listes sont largement renouvelées et l’immense majorité de nos candidates et candidats n’a jamais participé à aucune équipe décanale, ni présidentielle, et n’a pas l’intention de le faire. Être membre d’un conseil est un rôle important, et il est préférable qu’il soit joué par des personnes engagées sur le terrain plutôt qu’impliquées dans les équipes de gouvernance. Ces choix constituent la mise en œuvre des principes sains sur le plan déontologique.
Nous dénonçons fermement les procès en « dictature » du doyen de la faculté de santé. A l’évidence, la difficulté à rassembler vient plutôt du fait qu’à Autrement, « on est bien qu’entre soi ».