FAUX !
Une question importante de cette campagne est comment mieux articuler nos 3 facultés, avec leurs cultures différentes et leurs spécificités, dans une université solidaire ?
Pourquoi ce débat ? Parce que le constat de dysfonctionnement fait consensus et qu’il faut le résoudre. Pour cette raison, le Conseil d’Administration a modifié nos statuts en juin dernier afin de nous inviter à choisir un modèle à l’occasion des élections des 19 et 20 novembre prochains.
« Le système fonctionne si mal, qu’il n’y faut rien changer ! » peut-il être une réponse ? C’est ce que pr étend Sorbonne Autrement dans son site officiel comme dans son site fantôme, Courant Alternatif.
Pour Réunis, quel est le constat ?
Aujourd’hui, les doyennes/doyens de la FSI et de la FL sont élus par des conseils facultaires, eux-mêmes élus par les personnels et usagers de chaque faculté. Ce dispositif est dysfonctionnel pour plusieurs raisons :
· Si la présidence s’occupe de définir les « orientations stratégiques » sans que les doyens soient statutairement en mesure d’y participer, ces derniers sont réduits à mettre en œuvre une stratégie qu’ils n’ont pas élaborée ou à s’y opposer pour tenter d’exister.
· Si chaque doyen/doyenne est uniquement comptable de son périmètre, pourquoi se montrer solidaire avec une autre faculté ? Cette solution engendre le repli sur soi et la fermeture aux autres.
· En quoi une telle configuration est-elle « plus démocratique » ? En rien ! Elle met au contraire les personnels en situation de conflit de loyauté et isole les UFR.
· En quoi une telle configuration protège-t-elle de l’autoritarisme ? En rien non plus, et d’ailleurs les décanats FSI et FL qui prônent le statu quo statutaire en rempart, se plaignent d’en souffrir… Cherchez la logique !
La proposition de Réunis est de remplacer ce système asphyxiant à trois niveaux électifs, qui a été écarté par 72 des 75 universités françaises, pour mettre en place une équipe présidentielle qui compte des Doyens-Vice-Présidents élus par le CA. Tout en étant connectés au conseil de leur faculté, à leurs composantes/UFR et à leurs structures, ces doyens-vice-présidents seront à même de faire valoir, non pas les intérêts de leur camp contre ceux des autres, mais leurs spécificités facultaires au sein d’un modèle solide et solidaire.
Pour l’ensemble de nos collègues et de notre communauté, avoir une seule équipe de gouvernance, responsable de la politique de l’établissement, c’est savoir quel interlocuteur politique contacter, savoir qui prend les décisions et qui peut donc répondre des choix ou des réponses apportées. C’est permettre à l’information de mieux circuler entre les niveaux, évitant une perte de temps colossale pour l’ensemble des services, directions et collègues.
Ce modèle, largement adopté à l’international, est celui de facultés unies, dans une université réunie.
Comment faire en sorte que les doyens / doyennes pèsent véritablement dans la stratégie et la trajectoire de l’établissement ? En les situant au cœur de l’exécutif de l’université.