Programme Réunis sur le Développement durable

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Le développement durable et la transition environnementale sont des enjeux cruciaux pour notre société et les générations futures. Les universités doivent jouer un rôle majeur pour répondre aux objectifs de développement durable (DD) fixés par l’ONU et le ministère de la transition écologique tant par leurs activités de recherche et d’enseignement que par celles d’informations du Grand Public.

 

Durant cette mandature, Sorbonne Université a initié le mouvement en créant un poste de vice-président en charge du DD, un groupe de travail DD, en votant une charte environnementale en 2019 et en mettant en place un premier plan d’action qu’il est aujourd’hui nécessaire de poursuivre et d'amplifier afin de permettre le développement et la consolidation des actions en faveur du DD au quotidien sur le lieu de travail et via les missions d’enseignement et de recherche.

 

Dans ce contexte, Réunis propose de développer une politique ambitieuse sur ces questions au sein de Sorbonne Université via les axes suivants :

Gouvernance participative et une politique visible en faveur du développement durable et de la transition environnementale

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La politique DD articulée avec le projet d’établissement visera à intégrer durablement les différents acteurs : UFR, services, départements, laboratoires, plateformes de l'établissement. En termes de gouvernance participative, plusieurs nouveautés viendront renforcer le système. Un conseil DD sera créé avec des représentants des 3 facultés (chercheurs et enseignants-chercheurs, BIATS/ITA, administratifs, étudiants LMD), de la DPL, la chargée d’opération DD, les vice-doyens ou chargés de mission facultaires et le vice-président en charge. Il siégera régulièrement pour analyser, proposer, discuter, valider les besoins et actions DD à mettre en œuvre. Des assises du DD et de la transition environnementale (TE) seront annuellement organisées afin d’ouvrir au plus grand nombre des discussions sur ces enjeux sociétaux majeurs. Au sein de chaque faculté, seront mis en place des groupes de travail et responsables qui se chargeront de déployer le plan d’action DD au plus près des communautés et en tenant compte des spécificités de leur périmètre. Tous ces groupes seront mis en place dès 2022. Enfin des recrutements sur ces nouveaux métiers pour l’université seront à prévoir afin d’apporter des expertises non présentes en interne et permettre une mise en application du plan et une pérennisation des actions au long-terme.

Une méthodologie de travail claire et transparente sur ces questions et actions DD sera proposée et validée par le conseil DD et les groupes facultaires. Il s’agira en premier lieu d’établir un protocole efficace de communication entre les acteurs (interlocuteurs clairement identifiés, un unique mail de contact DD, page internet consacrée…).

Ce projet visera à intégrer durablement le DD et ses enjeux dans le quotidien des usagers et personnes travaillant sur les campus. L’objectif majeur est de faire évoluer les comportements et l’éthique, partager ses expériences pour construire une université écoresponsable. Cela nécessitera avec les différents acteurs :

  • D’élaborer un plan d'action pluriannuel intégrant les dimensions environnementales, culturelles et sociétales du DD.

  • D’intégrer la démarche à l'ensemble des UFR/services/départements/laboratoires de l'établissement en l’implantant durablement dans ses activités comme la politique d'achats, la pédagogie, la recherche, les communications grand public, les actions sociales...

  • De communiquer auprès de toutes les parties prenantes le sens de la démarche, les objectifs et les résultats des actions DD des facultés.    

  • D’informer et de sensibiliser quotidiennement et entraîner l'adhésion des personnels et étudiants de l’établissement à la culture du DD et la TE.

  • De mobiliser les personnels et étudiants volontaires dans une dynamique de réflexion et de mise en place de pratiques durables.

  • D’agir, corriger et améliorer nos comportements ou les impacts environnementaux de nos activités.

  • De favoriser et soutenir les initiatives citoyennes, le potentiel créatif et l’expérimentation des étudiants ou des personnels sur des projets en faveur du DD et de ses problématiques.

  • Créer des Olympiades annuelles du développement durable impliquant les étudiants et personnels de toutes les facultés.

Une des actions majeures à réaliser dans les premiers mois sera d’identifier et cartographier toutes les parties prenantes afin de comprendre leurs attentes en termes de DD et TE, ce qu’ils peuvent apporter à notre politique DD, ce que nous pouvons leur apporter. Des partenariats seront alors à établir pour que ces parties prenantes puissent contribuer au développement d'une politique durable et inscrite dans le temps.

Les parties prenantes seront internes (personnels, tutelles : SU, CNRS, INSERM, INRAE, IRD, l’Alliance Sorbonne Université, les composantes : UFR, laboratoires, départements de formations, services, plateformes, écoles doctorales…), les acteurs de nos régions (les stations biologiques de Banyuls, Roscoff, Villefranche-sur-mer), les étudiants / apprentis, les associations de personnels ou étudiantes, les instituts : SU-ITE, sciences de l’Océan, institut des matériaux…

ou externes (Mairie des communes d’implantation de nos sites, régions IDF PACA Bretagne Occitanie, milieu associatif, entreprises engagées en RSE et DD, Udice, autres universités ou écoles, réseau national CIRSES, Alliance 4EU+ et autres partenaires internationaux, Alumni, nos actuels partenaires stratégiques engagés en RSE et DD…).

  Parties prenantes et partenariats pertinents

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Impact environnemental et préservation des ressources

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Afin de réduire notre impact environnemental, nous proposons de travailler à partir du bilan carbone de l’université sur une politique de diminution des émissions de gaz à effet de serre et de réduction de la consommation des ressources.

  • Finir d’analyser les bilans et définir des indicateurs et objectifs à suivre pour les 4 prochaines années et à plus long terme, en suivant les recommandations du GIEC en terme de diminution de 30% sur 5 ans des émissions.

  • Travailler sur de nouveaux outils plus adaptés comme par exemple ceux développés par plusieurs de nos laboratoires impliqués dans l’initiative labo1.5.

  • Identifier les leviers d’action afin de réduire les émissions et les pratiques émettant des gaz à effet de serre ou étant énergivores.

 

Plusieurs axes de travail seront à poursuivre ou à développer pour réduire le coût carbone de nos activités :

  • Travail entre les facultés et le niveau universitaire pour mettre en place une politique d'achats responsables sur les produits/services, en s’appuyant sur le plan national correspondant.

  • Travail sur des politiques de circuit-court.

  • Travail avec les composantes sur les bonnes pratiques et les alternatives aux consommables et services les plus émettrices (investissement dans les consommables plus durables, alternatives…).

  • Travail sur le coût carbone des déplacements des salariés et étudiants en dehors de Paris intra-muros via une politique incitative de déplacements doux et le développement d’un système de Pass carbone (émission de CO2 forfaitisée par personne).

  • Travail avec les services sur le cahier des charges sur le bâti des critères environnementaux, sociaux et de performance énergétique au regard des usages.

  • Travail sur le management énergétique des locaux et des actions pour améliorer le comportement des personnels et des étudiants.

  • Travail sur la réduction et optimisation de la consommation d’eau : mise au norme ou amélioration d’installation, installation de fontaines à eau connectées au réseau, arrêt de l’utilisation des bonbonnes plastiques…

 

Il faudra également poursuivre et développer les actions de prévention et réduction des atteintes à l'environnement :

  • Optimiser la gestion et réduire la production des déchets assimilés aux ordures ménagères, déchets dangereux, déchets d'équipements électriques et électroniques au niveau des UFR, départements, services, plateformes et laboratoires et également à l’échelle des différents sites. Il s’agira de discuter au plus près avec les acteurs afin d’initier une réflexion globale sur le cycle de vie des produits et équipements et étudier les alternatives ou bonnes pratiques possibles.

  • tudier des alternatives ou solutions pour certains déchets courants : cafetières à grains, gobelet consigné, machine fonctionnant avec des tasses…

  • Développer le suivi de réduction des pollutions atmosphériques intérieures et extérieures.

  • Accentuer la formation initiale des étudiants et nouveaux arrivants dans les laboratoires et plateformes sur la gestion des déchets dangereux.

 

Une politique en faveur de l’optimisation de l’utilisation et recyclage des consommables et équipements sera aussi un élément majeur grâce à :

  • Un système de bourse d’échange ou de don mutualisé aux bénéfices de personnel ou étudiant en recherche de matériels, une déchèterie pour les déchets courants

  • Une réflexion intégrant le cycle de vie des produits et la réparabilité des équipements.

  • Des collaborations avec des parties prenantes extérieures (locales, régionales, pays du Sud…).

 

Un travail de long-terme sur l’empreinte environnementale du numérique sera nécessaire compte-tenu de la part croissante des émissions induites :

  • Accroître la durée d’utilisation des terminaux/téléphones et intégrer les terminaux reconditionnés.

  • Ecoconstruction des sites et services numériques.

  • Conventionner avec des data center ou des centres de calcul ayant une politique DD.

  • Intégrer DD dans le schéma directeur du numérique.

  • Sensibiliser les communautés.

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Biodiversité

Les actions pour protéger ou promouvoir la biodiversité sont très souvent sous-estimées ou peu développées. Il est indispensable d’accentuer cet axe en développant des actions en sa faveur sur tous nos sites. Il s’agira notamment de :

  • Favoriser l’utilisation de pratiques durables pour les espaces verts et développer des alternatives comme le biocontrôle.

  • Augmenter la végétalisation des campus en différenciant la composition des espaces verts selon la façon dont le lieu est utilisé.

  • Pour les campus parisiens : diversifier les espèces végétales et favoriser la biodiversité au cœur de Paris par un choix pertinent des espèces utilisées.

  • Mettre en place des espaces naturels au service de l’enseignement, de la recherche et des initiatives étudiants (potagers, permaculture, serres expérimentales…).

 

Par ailleurs, nous devons accompagner les laboratoires dans la mise en place de protocoles clés comme le protocole de Carthagena, Nagoya, etc...

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Formations et Recherche

  • Développer les enseignements sur le DD, la transition environnementale, et leurs problématiques (biodiversité, changement climatique, pollutions, ressources...) dans tous les programmes de formation initiale, continue, en alternance et doctoraux :

    • Finir le recensement et faire une cartographie des initiatives ou enseignements déjà mis en place dans les parcours.

    • Créer ou mutualiser des enseignements ou blocs de compétences sur le DD pour des cursus qui n’en ont pas avec comme maîtres-mots de ne pas démultiplier les heures d’enseignements et de discuter avec les départements de formation pour l’intégration de cet enseignement. Cette intégration doit se faire à un coût raisonnable pour l’établissement et les équipes pédagogiques.

    • Proposer des enseignements qui vont de l’apprentissage des connaissances à la mise en application d’une démarche / politique DD au sein d’une structure (compétences) par des travaux appliqués ou durant des stages en laboratoire ou entreprise pour les formations présentant ce type de débouchés.

    • Proposer des unités d’enseignement de formation initiale ou continue pour permettre l’accueil de tout public souhaitant se sensibiliser ou se former à ces questions.

    • Promouvoir un catalogue de formation continue et accompagner le développement de stages sur ces questions afin de répondre aux nombreuses sollicitations extérieures.

    • Développer/mutualiser une offre internationale sur ces thématiques avec nos partenaires.

    • Créer un groupe de coordination spécialisé sur ces questions de formations tous niveaux du DD.

 

  • Favoriser l’innovation et l’expérimentation pour l'acquisition des connaissances ET compétences en DD des étudiants:

    • Développer des partenariats internationaux (4EU+, et autres…) sur ces questions, voire mutualiser des offres.

    • Accompagnement des initiatives étudiantes dans la réalisation de projets DD que cela soit compris dans le cursus ou non (projet étudiant), en interaction avec la FSDIE, la CEVEC, ou les structures expérimentales étudiantes Fablab, Greenlab…

    • Accompagnement d’initiatives étudiantes dans des concours DD et TE (Utopie, Veolia…).

 

  • Former les futurs acteurs du DD de notre université :

    • Formation des référents DD des structures.

    • Incitation et possibilité pour les personnels quel que soit leurs statuts de s’inscrire à des UEs sur le DD (formation des personnels).

    • Formation et sensibilisation des nouveaux arrivants.

    • Soutenir les demandes des personnels de formation sur le DD.

    • Intégration dans la politique de formation des personnels d'actions de formation en DD (reconnaissance et valorisation de ces compétences au cours de la carrière).

    • Soutien aux enseignants pour favoriser l'intégration et le développement du DD au sein des enseignements.

 

Pour la recherche, l’objectif majeur est de promouvoir et accompagner la recherche au cœur des disciplines et interdisciplinaire sur ces questions au sein de SU, de l’alliance SU, au niveau territorial, national et international, et de favoriser la valorisation et le transfert des résultats des travaux de recherche auprès des parties prenantes en recherche de solutions innovantes ou de réponses à des problématiques du DD.

Pour cela, il faudra :

  • Travailler en synergie avec les instituts et laboratoires au développement de programmes en faveur du DD, de la transition environnementale, de la préservation de la biodiversité et des ressources, soutenir leurs activités.

  • Développer ou s’inscrire dans des réseaux nationaux ou internationaux permettant de développer des partenariats public/public ou public/privé.

  • Renforcer les liens pour l’apprentissage basé sur la recherche.

  • Développer les sciences participatives, l’open science sur ces questions.

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Communication, vulgarisation

La communication est un rôle clé pour l’université et tout particulièrement pour le développement durable puisqu’il est important d’informer en interne des actions sur le DD, mais également en externe. L’université a un rôle majeur à jouer dans la société en tant que vecteur du DD et de la TE. Elle peut aussi participer à des actions DD à l’extérieure de l’université pour aider, conseiller sur le DD, la TE et les sujets associés. Dans l’université, la cité, sur nos territoires ou à l’international elle doit :

  • Favoriser les communications et le transfert de connaissances scientifiques vers le Grand Public et la société.

  • Mener des missions de vulgarisation des connaissances scientifiques et sensibilisation des publics (des plus jeunes aux plus âgés).

  • Être un espace de débats ouverts au grand public sur ces questions (cafés-débats, conférences plénières…).

 

Pour mieux informer et davantage sensibiliser les usagers des campus sur les bonnes pratiques et actions du quotidien, menées ou à mener en faveur du DD et donc développer la culture du DD, il faudra déployer des outils efficaces de communication comme :

  • Une Newsletter DD.

  • Des affichages à des endroits stratégiques pour favoriser les bons gestes et la prise de conscience citoyenne.

  • Des pages internet dédiées.

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Articulation avec le social et le culturel

Les dimensions sociales et culturelles sont des piliers du DD et placent l’Humain au cœur des échanges et des enjeux. S’inscrire dans une durabilité des pratiques et actions en faveur de la qualité de vie au travail et des relations humaines est donc nécessaire. Cet axe visera donc à articuler les actions DD avec la politique sociale et culturelle qui sera développée par les responsables en charge de ces dossiers au sein de SU, et tout particulièrement ce qui touche à la qualité de vie au travail et au collectif.

Concernant le social et la qualité de vie/travail, il sera nécessaire de :

  • Poursuivre les actions en faveur de la parité dans le recrutement et la promotion des personnels, de l'égalité des chances pour les étudiants dès leur admission dans l’établissement jusqu’à leur insertion professionnelle.

  • Promouvoir la formation professionnelle des personnels sur les bonnes attitudes professionnelles, la qualité de vie au travail, les risques psychosociaux, le management.

  • Réaliser des actions pertinentes pour améliorer le quotidien des usagers afin qu’ils s’approprient davantage les campus et qu’ils deviennent des endroits de vie inscrits dans une ville/quartier (améliorer les lieux de vie, les conditions des repas sur certains sites (tables, micro-ondes, points d’alimentation supplémentaire…), vente de panier de producteurs en circuit-court, Local vélos et réparation…).

  • Promouvoir les actions pour la santé et le bien-être.

 

Concernant le culturel :

  • Accentuer les actions en faveur de l'accueil des étudiants internationaux, d’échanges de semestre avec d’autres universités ou le montage de formations internationales, sources d’une richesse et diversité culturelle.

  • Inciter des actions de communication visant à montrer le rôle de la diversité culturelle, les arts, les langues, le social, l’histoire dans le développement durable.

  • Promouvoir des actions de communication originale en partenariat avec toutes les communautés afin de montrer le lien entre DD et culture, DD et Santé, DD et innovation sociale sur tous les sites.

  • Promouvoir un ancrage territorial prenant en compte la spécificité de nos territoires :

    • Avec des actions de partenariat avec des acteurs locaux inscrits dans une démarche durable (association, entreprises, communes, etc.     ).

    • Avec des actions à destination des parties prenantes locales désireuses de s’informer ou s’investir sur le DD.

  • Développer les partenariats et actions avec les pays du Sud et à l’international d’une manière générale .